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Topo sur mon "deux mètres" au sein de la torpeur estivale...
Vous vous souviendrez peut-être (ou pas...) que lorsque j'ai acquis les Tropheus duboisi qui sont dans ce bac, ils étaient estampillés Maswa.
Au fil du temps, une évidence : ce ne sont pas des Maswa. Contact pris avec l'éleveur, celui-ci me certifie qu'ils viennent de Karilani Island. Je n'allais pas observer la belle et large bande jaune mais, chouette, je possédais un T. duboisi assez rare

Eh bien, non !...
Je les ai depuis septembre dernier, ils ont un an ou un peu plus et, s'ils vont encore pousser un tantinet, leur patron de coloration est défini.
Mais, avant de vous donner l'origine desdits Troph' — je sais, le suspense est insoutenable

— un constat : j'ai 4 mâles et 3 femelles (oui, ils étaient 8 mais un mâle a rapidement été exécuté — j'en avais parlé...). Les mâles ont la tête d'un bleu foncé profond et le corps quasi entièrement noir. Apparaît parfois le halo d'une fine bande blanchâtre. Quant aux femelles, leur bande est large et nette. Blanche... avec une teinte légèrement jaunâtre à certains moments. Ce qui me fait dire que ces Troph' là sont donc des Tropheus duboisi "Kigoma".
PS : c'est courant que la bande soit nettement plus marquée chez les femelles ?
Après le look, le comportement...
Comme dit plus haut, l'aquarium (200x60x60) héberge donc 4 mâles et 3 femelles T. duboisi. Et... surprise (non !)... c'est (très) tendu !!
Un schéma valant mille mots, jetez un oeil à la photo ci-dessous :
Le
mâle 1 est clairement le dominant et a établi son territoire +/- au centre. Il règne sur la grosse pierre du centre et a fait sienne l'Anubias.
Mais, les
mâles 2 et
3 ne sont pas en reste, pour l'instant de forces relativement équivalentes, jusqu'à parfois titiller le
mâle 1. Le
mâle 3 aime beaucoup la pierre-plateau en haut, il chope pas mal de nourriture à cet endroit et il a une belle vue. Le
mâle 2 adore sa pierre plate sur laquelle il courtise régulièrement sa dame.
Car, particularité ou pas, ces trois messieurs ont chacun leur propre femelle. Elles sont identifiables et... chacun a la sienne. Et si ça se chevauche, l'égarée est renvoyée dans ses pénates
manu militari.
Quant au
mâle 4, il erre (sans femelle) dans toute la zone arrière, se faisant molester dès qu'il pointe le bout d'une écaille. Il parvient quand même à se nourrir.
Les altercations/bagarres sont parfois d'une violence impressionnante

En duels ou.. à deux-trois contre un !!
Je ne sais pas combien de temps cet "équilibre" va tenir mais voilà la situation à l'heure actuelle.
Il y a régulièrement des parades (couple par couple — je ne les imaginais pas fidèles... mais bon, ça peut changer). Si un basculement devait arriver, ce sera certainement quand le
mâle 3 se sentira les nageoires suffisamment larges. Je le sens bien, lui !
NB :
tout l'arrière du bac + en haut à droite est jonché d'un amoncellement de petites roches + tuyaux PVC permettant de nombreuses caches.
NBbis :
les cohabitants sont 4 mâles et 2 femelles Telmatochromis vittatus qui vivent leur vie même si c'est souvent tendu aussi, entre mâles bien sûr mais aussi vis-à-vis des femelles (une n'a d'ailleurs pas survécu
). Les 4 Synodontis petricola se baladent à travers le bac, dans l'indifférence générale. Enfin presque... Lorsqu'ils passent entre les territoires 3 et 1, ils se font éjecter sans ménagement.
Voilà donc un topo de ce bac aujourd'hui. Et c'est comme ça depuis un peu plus de trois mois.
Mais bon, ce que l'on sait avec les Tropheus, c'est qu'on ne sait jamais...